Historique de l’Ecole /
School background
mardi 4 décembre 2007
A la fin des années 1980, l’ensemble de la communauté internationale se voit impliquée dans de multiples opérations de soutien à la paix dans le monde. Les Etats africains sont de gros contributeurs de troupe sur le terrain. Leur engagement au service de la paix prendra une dimension tout à fait nouvelle en 1990 lors du déploiement de l’ECOMOG au Liberia. Au delà des nombreux succès de cette mission, la nécessité de mieux former les officiers africains aux techniques des opérations de maintien de la paix est apparue au grand jour.
1. L’EMP de ZAMBAKRO
Née d’un partenariat franco- ivoirien, la création en 1999 de l’Ecole de Maintien de la Paix (EMP) de Zambakro en Côte d’Ivoire a été une des réponses apportée à ce besoin.
En trois ans, l’EMP a formé 600 officiers venus de 40 pays africains. Cependant, la crise ivoirienne de septembre 2002 eut pour conséquence le transfert de l’école vers la Mali.
2. L’EMP de KOULIKORO
La détermination de la France à œuvrer au renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP) et la forte réactivité des autorités civiles et militaires maliennes ont permis la poursuite du projet EMP au Mali.
Dans un premier temps l’installation de l’EMP se fait au sein du centre d’instruction « Boubacar Sada Sy » de Koulikoro (CIK) à 60 km au nord-est de Bamako. A partir de l’été 2003, l’EMP reprend sa mission à KOULIKORO, dans le cadre du volet formation – entraînement du concept de renforcement des capacités africaines de maintien de la paix.
En décembre 2006, 3 ans après son premier transfert, l’EMP de KOULIKORO a formé près de 1000 officiers africains au cours de plus de 40 stages « Unité élémentaire francophone », « PC bataillon bilingue », « PC brigade bilingue », formation de formateurs DDR [1], MILOBS [2], ACM [3] et RECAMP.
Cependant, les capacités d’accueil de l’EMP y restent réduites (16 chambres disponibles) au regard du besoin en formation. De plus, les difficultés financières occasionnées par l’éloignement de cette école de la capitale, la fréquence élevée des stages et les possibilités de rayonnement limitées pour une école internationale aux perspectives de développement réelles et ambitieuses, ont milité en faveur d’une implantation de l’EMP à Bamako.
3. L’EMP de BAMAKO
La volonté d’offrir une structure parfaitement complémentaire du tout nouveau KAIPTC d’Accra et la mise sur pied prévue du centre de mise en condition opérationnelle ont conduit à la construction de la nouvelle école. Ce projet a bénéficié d’un fort soutien des autorités civiles et militaires maliennes. Le soutien du Mali s’est concrétisé par le mise à disposition d’un terrain de 3,5 hectares situé en plein cœur de Bamako, dans le quartier des affaires en construction d’ACI 2000.
[1] Désarmement, Démobilisation, Réintégration
[2] ’Observateur militaire’
[3] Actions civilo-militaires
